Lorsque Mr Lavis renvoie les deux équipes aux vestiaires après quarante cinq minutes intenses, on se demande encore comment les joueurs Bayonnais n’ont pas ouvert le score. Adossés au vent au coup d’envoi, les joueurs d’Alain Pochat entrent dans la partie sans complexe face aux Rémois que l’on voit quasiment en Ligue 2 à trois mois de la clôture du championnat.
Malheureusement, les trois premiers coups de pied arrêtés frappés par Anthony Soubervie terminent tous hors du cadre. Le vent est violent, le latéral droit Bayonnais ne parvient pas à régler la mire. Et c’est sur le premier corner Basque que l’Aviron se procure sa première grosse occasion.
Manque de réussite évident.
Le coup de pied de coin est tiré en force au premier poteau, Manu Degoul reprend de volée comme il peut, le gardien Ferrand est battu mais sauvé sur sa ligne par son défenseur Fontaine (9e). Le coup est passé près mais les Bayonnais ne se désunissent pas pour autant.
Trente secondes après cette première occasion, Jérôme Lestage arrêté à vingt mètres des buts Picards, décoche une frappe lourde qui vient s’écraser sur la transversale de Ferrand une nouvelle fois battu (10e). Les visiteurs ne parviennent pas à venir inquiéter l’arrière garde Bayonnaise. Ils passent même tout près de la correctionnelle sur un long ballon dégagé par Caradec pour la tête de Laurent qui prolonge dans la course vers Lestage. Ferrand s’aventure alors à trente mètres de ses buts pour anticiper le coup mais se fait dribbler par Lestage qui frappe alors au but du pied gauche: cette fois-ci, c’est Deaux qui contre in extremis (18e).
Et l’Aviron continue de plus belle. Les co-équipiers de Degoul monopolisent le ballon mais se montrent également dangereux. Ils font honneur aux spectateurs présents, dix fois plus nombreux qu’à Didier Deschamps!
Lestage dans tous les bons coups.
Un nouveau petit corner de Soubervie bien tiré est repris au second poteau par Lestage libre de tout marquage: malheureusement, le ballon passe au-dessus des buts de Ferrand, encore une fois heureux sur le coup (25e). Lestage, dans les bons coups, se retrouve
côté droit, trouve Soki N’Zinga dnas la surface. Contrôle du gauche et frappe du droit, l’enchainement est beau, le ballon, légèrement dévié passe au ras du poteau gauche de Ferrand (31e).
Les seconds du classement semblent attendre patiemment la pause. Ils s’en tirent quand même bien au vu de toutes ces occasions manquées par les Bayonnais. Comme cette reprise de la tête décroisée de Lestage sur un nouveau coup franc de Soubervie et qui
vient mourir au pied du poteau de Ferrand (41e). En face, Mickael Caradec s’ennuie jusqu’à la pause et cette lourde frappe de Gragnic contre le vent (45e). Et comme un symbole de la malchance Bayonnaise au cours de ce premier acte, la reprise croisée de Rémi Laurent qui file encore hors cadre (45e + 1).
Deuxième période plus équilibrée.
Les acteurs reviennent sur le terrain après un quart d’heure de pause bien méritée. Dans les travées de Dauger, les spectateurs se disent tous la même chose: l’Aviron a laissé passer sa chance et il sera difficile de résister contre le vent. Et d’entrée de jeu, la tête plongeante de l’international Polonais Krychowiak, prêté par les Girondins en janvier dernier, leur donne raison. Heureusement captain Degoul veille au grain et sauve miraculeusement les siens sur la ligne (46e).
Mais l’Aviron ne se laisse pas faire pour autant. Lestage ne cadre pas sa reprise du droit sur une déviation de la tête de Degoul (57e) et le capitaine Bayonnais dévisse sa reprise à bout portant sur une remise de Laurent après un coup franc de Soubervie (61e). Mais les joueurs Basques laissent des forces. Certes, la belle série semble se prolonger mais on sent moins de puissance que lors du premier acte. Et en face me direz-vous ?
Et bien, Reims ne se montre pas plus menaçant que cela dans le jeu. Des coups de pied arrêtés bien maitrisés. Mais Gamiette allume une mèche terrible dans le ciel Bayonnais. Si la frappe de Lestage avait heurté la transversale Rémoise en première mi-temps, celle du Picard vient se ficher parfaitement dans la lucarne de Caradec, sans réaction avec un ballon ayant pris énormément de vitesse grâce à l’appui du vent (75e, 0-1).
C’est un véritable coup de poignard dont les Bayonnais ne se rélèveront pas. Quatre minutes plus tard, c’est un lointain coup franc (quarante mètres) qui est frappé par Granic. Dans la boîte. Fauré saute devant Caradec, le ballon termine sa course au fond des filets Basques (79e, 0-2). Il n’y a plus de match.
Pour enfoncer le clou, Gragnic encore lui, enroule idéalement son coup franc „platinien ou Junhinesque“ selon votre date de naissance (87e, 0-3). Le score est lourd pour l’Aviron, loin d’avoir démérité. Mais Reims a su être patient pour guetter l’ouverture du score.
Mais on aurait quand même aimé voir l’Aviron ouvrir le score et assister alors à un tout autre match. Il n’en a rien été.
FOOTBALL NATIONAL
Bayonne 0
Reims 3
LIEU : BAYONNE (Stade Jean Dauger). Temps agréable, beaucoup de vent, terrain inégal, 4.700 spectateurs environ, arbitrage de M. Lavis. Mi-temps: 0-0.
BUTS: Gamiette (75e), Gragnic (79e, 87e) pour Reims.
AVERTISSEMENTS: Roland (22e), Bidegain (26e), Pennacchio (43e) à Bayonne.
Gamiette (41e) à Reims.
AVIRON BAYONNAIS : Caradec – Soubervie, Camiade, Degoul, Roland - Bidegain (Hilaire 77e), Lacroix, Pennacchio (Teixeira Barbosa 77e), N’Zinga – Laurent (Lalanne 70e), Lestage.
REIMS: Ferrand – Truchet, Ielsch, Fontaine, Deaux – Krychowiak – Gamiette, Gragnic – Tainmont (Fortes 61e), Regnier (Guegan 72e), Fauré.








